Publications récentes d'igepac
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
igepac le blog des consommateurs d'eau
informations générales sur l'eau potable et l'assainissement des communes
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
Le 20 janvier 1910, la Seine sort de son lit et
envahit les rues de Paris obligeant les riverains à se déplacer en barques.
Il y a un siècle très exactement, Paris et sa banlieue s’apprêtaient à vivre l’une
des pires catastrophes de son histoire. Après un été et un automne très pluvieux en 1909, les réservoirs et lacs construits en amont de la Seine se remplissent… et débordent.
Le 20 janvier, le niveau du fleuve atteint 3,80m dans Paris. Les autorités, alors persuadées que la crue ne dépasserait pas les 5m, regardent la Seine monter sans
sourciller.
Une vie entre parenthèses
Pourtant, dès le lendemain, l’eau envahit les souterrains de la capitale, paralysant les chantiers et les lignes de métro. Peu de temps après, ce sont les bateaux
qui ne parviennent plus à passer sous les ponts. Les rues sont immergées, les habitations sont inondées, la capitale totalement paralysée. Plus de transports en commun, plus de chauffage, plus de
communication, plus d’électricité… Paris est rapidement surnommée Paris-Venise.
Les habitants se serrent les coudes et des scènes spectaculaires plutôt cocasses se jouent dans les travées de la capitale engloutie.
Les barques font leur apparition dans Paris, on érige des ponts de fortune sur lesquels on évite les eaux, on réintroduit les omnibus tirés par des chevaux dont bon nombre mourront de pneumonie
ou de tuberculose. 20 000 immeubles sont touchés, 200 000 riverains sinistrés.
Ce n’est que le 15 mars que la Seine regagne enfin son lit, dévoilant un paysage de désolation dans les rues de Paris. Débris, bateaux et charpentes brisées se retrouvent ainsi en pleine
rue.
Pourtant phénoménale, la grande crue de janvier 1910 n’a fait que cinq morts. Mais les dégâts matériels sont terribles et estimés à environ un milliard d’euros
actuels.
4€ pour plonger dans le siècle
dernier
C’est cette épisode légendaire de l’épopée parisienne que l’exposition présentée jusqu’au 28 mars à la Bibliothèque historique veut retracer. A l’aide de plus de deux cents documents
inédits (photographies, peintures, cartes postales, écrits de l’époque), c’est un véritable voyage dans le temps qui est ainsi proposé aux visiteurs. Ne ratez donc pas cette période historique,
c’est à vous couper le souffle.
4€, du mardi au dimanche, de 13h à 19h, 22 rue Malher, 75004 Paris. Métro : St-Paul (ligne1).
Une telle crue aujourd’hui,
c’est possible ?
Les experts sont unanimes, la question de la probabilité d’une telle crue ne se pose plus. Elle aura bien lieu, mais
quand, nul ne sait. Selon l’association Seine en partage, un tel événement aujourd’hui, sinistrerait 3 millions de Franciliens et coûterait douze milliards d’euros. Les ouvrages de protection
construits depuis ne suffiraient plus et les dégâts seraient bien plus importants, les principaux réseaux de distribution étant souterrains.
« Si on avait la même quantité d’eau et de neige qu’en 1910, les niveaux d’eau seraient probablement significativement plus bas, mais pas assez pour empêcher une inondation généralisée en
Ile-de-France », explique l’ingénieur hydrologue Thierry Boisseau. Le seuil d’alerte, à l’heure actuelle, est fixé à 3,2m et déclenche la fermeture
des voies sur berge. A 6m de hauteur, une cellule de crise est déclenchée. Et lorsqu’on sait qu’en région parisienne, 90 % du territoire inondable est urbanisé, on peut craindre des dégâts
considérables.
Pour avoir un petit aperçu de ce qui vous attend, consultez le site de l'exposition
Albane Wurtz
_________________________________
Des Hommes ont sacrifié leurs villages
pour permettre aux Parisiens
d'avoir les pieds au sec.
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.