Publications récentes d'igepac
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
igepac le blog des consommateurs d'eau
informations générales sur l'eau potable et l'assainissement des communes
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
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L’eau des villes et l’eau des champs
en Bourgogne
Comparaison du prix du m3 en fonction de la consommation
( avec assainissement )
A la campagne où l’eau coule en abondance, cet accès à l’eau potable peut devenir inaccessible : à Créancey les parts fixes s'élèvent à 213 €. Aucune ville de France n’admettrait de tels montants de parts fixes ! Soulignons que ce montant est loin d’être négligeable en ville.
Prenons par exemple, la ville de Beaune. Avec un montant d’abonnement limité à 44 €, on constate que pour une consommation de 30 m3, le m3 est facturé à 4,56 € alors qu’un hôtelier le payera 3,10 €. L’injustice est moins importante donc moins choquante ( une surfacturation seulement de 50% pour le moins pollueur - par rapport au plus pollueur ! ).
Mâcon, chef lieu du département de Saône et Loire, a un prix de l'eau un peu trop élevé, comparé aux villes bourguignonnes. Une dizaine d'élus, ce n'est pas la majorité mais c'est déjà bien, proposent un retour à une vrai gestion publique pour " un prix de l'eau unique, pour tous les usagers d'un même territoire - communes avoisinantes " ( le magazine de la ville de février 2009 ). Pour cette ville, les parts fixes sont élevées ( 64 € ) et donc très pénalisantes pour les faibles consommations.
Dijon, avec un montant de parts fixes d'une douzaine d'euros est sur la bonne voie depuis longtemps, mais fait moins bien que Longvic ( 9500 habitants ) qui a totalement supprimé les parts fixes.
L’eau est plus chère pour les villages qui sont obligés de sous-traiter la gestion de l’eau. La longueur importante
des réseaux et le faible nombre d’habitants d’un village sont des justifications de prix élevés ; vrai dans une
certaine mesure, sauf pour les activités professionnelles !
Bien que le nombre de communes soit ici volontairement limité pour plus de lisibilité, le graphique ci-dessous justifie l'existence des parts fixes par un prix de vente local quasi-unique aux professionnels, à la ville comme à la campagne. Et nos élus voudraient nous faire croire que ce n'est qu'une malencontreuse conséquence, indépendante de leur volonté.
Jusqu'à preuve du contraire, le maintien de parts fixes sert à niveler le prix de vente aux professionnels gros consommateurs ( prix de vente toujours en dessous du coût de production ).
Sources du graphique ci-dessus : IGEPAC - UFC21.
Question d'IGEPAC :
Pourquoi le consommateur d’eau potable doit-il soutenir le marché économique local et national ( agriculture ) ?
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.