le blog des consommateurs d'eau
Informations Générales sur l'Eau Potable et l'Assainissement des Communes
QUESTION
Ce qui cause problème et polémique pour une part fixe est la mise en application de l'article :
"Le montant maximal de cet abonnement ne peut dépasser, par logement desservi et pour une durée de douze mois, tant pour l'eau que pour l'assainissement, 40 % du coût du service pour une consommation d'eau de 120 mètres cubes."
Qu'entend-on par coût du service ? Si a est le prix du m3, et X le montant de l'abonnement, est-ce 120a ou bien X+120a ?
09/08/Brigitte/01
REPONSE d’IGEPAC
La réponse à votre question est (X + 120a), multipliée par une TVA de 5,5 % si vous êtes sous contrat avec une entreprise privée. C'est le montant TTC de votre facture, ce que vous payez.
Votre taux de 40 % est réservé aux villes de plus de 2000 habitants. Vous êtes dans un village, vous avez droit à 50 %, c'est normal pour nos élus. Plus qu'en
ville, à la campagne les plus petits consommateurs-pollueurs ont les moyens de mieux "indemniser" les activités professionnelles !
Le mode de facturation de l'eau date "du Moyen Age". Mais pour la plupart de nos élus, et pour l'Administration qui est
contrôlée par nos dirigeants, il n'y a rien à dire. Vous ne payez pas l'eau mais un service, un
droit. ( idem pour le mode de facturation des ordures ménagères ). Lisez l'arrêté récent plafonnant le montant des parts fixes, il est encore question
d'abonnement, en 2007 !
Les préfectures ne sont pas choquées et utilisent elles même le vieux français, comme en Droit, et ne redéfinissent pas le vocabulaire. On parle de fermier ( les sous-traitants tels que Véolia,
Suez, SAUR, ... ) et de bail ou de contrat d'affermage pour nommer un contrat de maintenance ou de gestion, etc.
IGEPAC demande de faire un pas vers le XXI ième siècle.
Pierre
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.