Publications récentes d'igepac
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
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informations générales sur l'eau potable et l'assainissement des communes
- Les eaux que nous buvons
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1/ Le montant d’une facture d’eau en mathématiques, au collège
y : montant de la facture d’eau
y = ax + b
avec
a le montant des parts variables ( souvent appelé « prix du m3 »)
x le nombre de m3
b le montant des parts fixes
la représentation graphique est une droite
2/ Le prix du m3 d’eau en mathématiques, au lycée
p : prix du m3
p = y ÷ x = a + b ÷ x
la représentation graphique est une branche d’hyperbole.
Le prix du m3 médiatisé qui ne tient pas compte des parts fixes est en fait le prix de vente du m3 aux très grosses activités professionnelles.
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.
Il y a en effet beaucoup de choses à dire sur l'eau (gestion privée/publique... etc, mais là c'est un autre débat).
Par contre, pour ce qui est de la part fixe, d'un point de vue financier, je la trouve justifiée.
Quand on regarde un budget "eau" d'une collectivité, beaucoup des charges correspondent à des dépenses fixes, quelles que soient les m³ d'eau consommés :
- création des ouvrages de captage, de transport, de stockage, le réseau de distribution, son entretien et son renouvellement, les branchements des abonnés jusqu'au point de fourniture y compris le compteur
- création des ouvrages de collecte des eaux usées, de traitement...
- structure pour la gestion des installations (main d'oeuvre, bâtiments, outillage, etc...).
Les charges variables qui impactent réellement de façon proportionnelles le m³ d'eau ne représentent à peine 1/4 du prix de l'eau. Elles sont :
- l'énergie pour le pompage (sauf dans certains cas où le cycle domestique de l'eau se fait gravitairement ex : source > réservoir > réseau).
- les réactifs pour le traitement.
- la redevance de prélèvement (Agences de l'Eau).
Grosso modo si demain les consommateurs venaient à baisser de moitié leur consommations et qu'il n'y avait qu'une part proportionnelle, l'on serait obligé d'augmenter presque par 2 le prix de l'eau au m³.
Prenons à l'inverse le cas d'une entreprise forte consommatrice d'eau implantée dans un petit syndicat (admettons qu'elle représente 50 % des consommations).
Elle ne paye qu'une seule part fixe (toutefois plus élevée que les simples abonnés avec un compteur de 20 mm) et bénéficie éventuellement d'un tarif dégressif par tranches.
Au bout du compte, elle financera 30 à 40 % du service de l'eau et fait bénéficier à l'ensemble des abonnés de l'économie d'échelle. Si elle n'existait pas, les installations seraient un peu moins grosses (ex : réseau de distribution un peu plus petit), mais les abonnés payeraient leur eau bien plus cher.
On remarque très bien cet effet sur des gros syndicats des eaux où plusieurs gros consommateurs sont implantés, le coût de l'eau reste modéré.
A l'inverse dans certaines petites communes où de nombreuses résidences secondaires sont implantées les consommations sont bien plus faibles (seulement quelques m³ par an) et le prix de l'eau bien plus élevé car les charges sont répartie sur un volume d'eau faible. Les habitants des résidences secondaires, qui normalement ne sont pas les plus pauvres, si ils ne payaient pas de part fixe, ne contribueraient quasiment pas aux charges fixes de création, d'entretien et d'exploitation des installations.
Un tel commentaire, de par sa longueur et ses arguments, mérite une longue réponse.
Il me servira, ce mois d'août 2011, pour publier un article pour rappeler la nécessité de la suppression des parts fixes.
Merci à Cyril