Publications récentes d'igepac

aout-2011

    - Les eaux que nous buvons

    ( 1 - Généralités )

    ( 2 - La chimie de l'eau buvable )

 

    L'arnaque des tarifications

 ( abonnement & tarification progressive )

 

     

 

Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 00:05
- Publié dans : Infos igepac - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

 

Après le Prix Pinocchio du développement durable, pourrions-nous envisager un prix similaire décerné au plus menteur des sites ou des individus publiant de fausses informations dans le domaine de l’eau où l'assainissement nous offre en particulier un vivier inépuisable de fausses informations concernant les stations d'épuration ou le SPANC ?

 

Qu’est-ce que le Prix Pinocchio du développement durable ?

 

Albane Wurtz  http://www.dveloppementdurable.com/ 

 

Les greenwashers vont entrer dans la lumière ! Le 9 novembre prochain vont être remis les fameux Prix Pinocchio. En référence à la notion de la vérité un peu particulière qu’avait le petit bonhomme en bois, les Prix Pinocchio vont récompenser les entreprises françaises qui ont une notion du développement durable bien à elles ! Douze entreprises s’affrontent dans trois catégories : droits humains, environnement et greenwashing. Les nominés sont…

 

Le 9 novembre prochain, les Prix Pinocchio seront attribués aux trois entreprises françaises les moins écolos Crédit photo : © prix-pinocchio.org

 

Pour la troisième année consécutive, les Prix Pinocchio vont être remis aux entreprises ayant adopté les pratiques les moins durables. Car en matière de développement durable, ce sont souvent ceux qui en parlent le plus qui en font le moins ! Et c’est bien ce qu’entendent prouver les Prix Pinocchio.

 

Organisés par les Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires, les Prix Pinocchio ont l’ambition de dénoncer les abus de communication verte et de modifier les habitudes des consommateurs qui d’ordinaire plébiscitaient ces entreprises. « Deux ans après la première édition, les Prix Pinocchio démontrent encore malheureusement leur utilité. Tout le monde parle de capitalisme vert et d’économie verte, mais sur le terrain, la réalité est encore une fois bien différente », déplore Aloys Ligault, chargé de campagne Responsabilité des entreprises aux Amis de la Terre.

 

Des droits humains bafoués

 

Cette année, dans la catégorie Droits humains, sont nominés Sodexo, Somdiaa, Orange et GDF-Suez. Sodexo, l’empire des services aux collectivités exerce une pression énorme sur ces salariés et prônent la disparition des syndicats. Pour l’ONG Human Rights Watch, l’attitude des managers de Sodexo « sous-entend une culture profondément hostile aux droits d’organisation des travailleurs ».

 

Somdiaa, par le biais de sa filiale camerounaise Sosucam, a signé des baux au Cameroun pour y produire et transformer ses plantations de canne à sucre. Or, les transactions ont été validées sans l’aval des communautés locales. Pire encore, les indemnités prévues ne leur ont pas été versées. Personne n’ignore la vague de suicides qui a agité l’opérateur de télécoms Orange en 2009 et 2010. En cause : le management agressif pratiqué à grands renforts de mutations, de licenciements et de réorganisations internes. Enfin, GDF-Suez devrait déplacer plus de 3 000 personnes au Brésil pour construire le plus grand barrage hydro-électrique du monde. Rappelons que l’année dernière, dans cette catégorie, le groupe Bolloré s’était illustré.

 

Un environnement dévasté

 

Dans la catégorie Environnement sont nominés Axa, Total, Eramet et Alstom. L’assureur Axa, sous couvert de placements verts, possède un portefeuille de plus de 600 millions de dollars d’actions dans l’extraction du charbon ainsi que plus de 350 millions d’euros au capital de Suncor, un géant des sables bitumineux. Sables bitumineux toujours, avec Total, qui, au Canada, déboise, pompe des milliers de litres d’eau et déblaye des tonnes de terre pour produire un baril de pétrole.

 

Résultat : les émissions de gaz à effet de serre du Canada ont grimpé de 26 % entre 1990 et 2008. Eramet, leader mondial de l’exploitation du nickel, a obtenu un permis sur l’île de Halmahera en Indonésie. Or, cette zone abrite une faune et une flore d’une extrême richesse mais aussi hautement menacées. Pas moins de quatre espèces d’oiseaux et sept espèces d’amphibiens inscrites sur la Liste Rouge de l’UICN. Enfin, Alstom prévoit de générer, avec sa centrale thermique d’Afrique du Sud, 4 800 mégawatts d’électricité à partir de… charbon. Total réitérera-t-il la victoire de l’année précédente ?

 

Des messages mensongers

 

Dernière catégorie : les as du greenwashing. Ici s’affrontent le Crédit agricole, la SNCF, l’aéroport de Beauvais et Dacia. Une publicité du Crédit Agricole vante un monde harmonieux retrouvé grâce au « sens commun » de la banque française. C’était sans compter sur l’émission, en 2005, de 200 millions de tonnes de CO2 induites par les projets qu’elle finance. Personne n’a pu passer à côté de la publicité de la SNCF qui vante des émissions de CO2 nulles… ou presque !

 

La SNCF semble oublier que toutes les étapes du cycle de vie des trains doivent être prises en compte dans le calcul des émissions. Cette publicité exagère donc le côté « vert » de son produit. Même faute pour l’aéroport de Beauvais qui associe un avion à une feuille verte. Or, les vols ont augmenté… et les émissions de GES, avec ! Renault/Dacia, de son côté qualifie son 4X4 Duster de « respectueux de l’environnement ». Etrange pour un véhicule n’émettant pas moins de 172g de CO2/km. L’année dernière, EDF s’était largement illustré dans cette catégorie.

 

Rendez-vous donc le 9 novembre prochain à 17h30 au Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes pour la présentation des pires acteurs du développement durable.

 

Pour y assister, consultez le site des Prix Pinocchio

http://www.prix-pinocchio.org/index.php

Retour à l'accueil

Pour une réglementation offshore

Rechercher un article du blog

Première visite

Le concept du blog 

" La politique de l'Eau a ses raisons
que la raison ne connaît pas
"
 

 

ensuite, rendez-vous à l'accueil

 

   petit-bb-pas-content-copie-1

Les défits d'igepac

 
1/
 La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la collectivité
  
2/  L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.

3/  L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon  cette pollution doit être prise en charge par la collectivité nationale.
      

Notre communauté d'over-blog

Epandage : pollution évitable

Les Seigneurs parisiens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés