Publications récentes d'igepac
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
igepac le blog des consommateurs d'eau
informations générales sur l'eau potable et l'assainissement des communes
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
l'Afssa ( Agence française de sécurité sanitaire des aliments )
préconise le développement de nouvelles méthodes d'évaluation
Le bisphénol A c'est quoi, en une minute, une vidéo de terre.tv
Le bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses applications dont les matériaux au contact des aliments et de l'eau. Des évaluations de risque menées par les
agences sanitaires - en particulier la FDA aux Etats-Unis, l'Efsa en Europe en 2008 - ont conclu, sur la base des données scientifiques disponibles, à l'absence de risque pour le consommateur
dans les conditions d'emploi.
De nouvelles études et publications scientifiques internationales ayant été publiées récemment sur le BPA, l'Afssa s'est autosaisie en octobre 2009 et a demandé à ses comités d'experts
spécialisés de les examiner avec attention et d'auditionner le Réseau Environnement Santé.
Sur la base de cette expertise, l'Afssa conclut que la méthodologie de ces études ne permet pas d'interprétation formelle des données qui remettrait en cause les précédentes évaluations du risque
sanitaire.
Cependant, des effets subtils, observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez de jeunes rats, amènent l'Agence à poursuivre son
travail d'expertise, en lien avec l'Efsa et le réseau international des agences, pour comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d'alerte, éclairer le consommateur et
permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées.
Dans l'attente
- d'acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. Elle recommande également de chercher d'autres sources
d'exposition au bisphénol A que les matériaux au contact des aliments (poussières domestiques, eaux, contact avec les objets en polycarbonate) ;
- de définir rapidement une méthodologie adaptée à la détection d'une toxicité potentielle, chez l'homme et à basse dose, du BPA mais aussi des produits de substitution et plus largement des
perturbateurs endocriniens ; un objectif que l'Afssa souhaite porter au niveau européen, car c'est un pré-requis à une diminution éclairée de l'exposition du BPA.
Elle rappelle aux consommateurs qu'une mesure simple de précaution est d'éviter de chauffer à très forte température l'aliment (eau, lait, soupes…) s'ils utilisent des biberons ou des récipients
en polycarbonate.
Les signaux d'alerte observés avec le BPA soulèvent la problématique plus globale de l'évaluation des perturbateurs endocriniens, qui relèvent d'une compétence conjointe de l'Inserm et de
plusieurs agences, en particulier de l'Afsset et de l'Afssa.
Aussi, dans le cadre de la fusion prochaine de ces deux agences, et au regard de la saisine en cours de l'Afsset sur les perturbateurs endocriniens, le programme de travail sur cette thématique
sera renforcée par la conjonction des travaux des deux agences.
Un point d'étape sera organisé d'ici la fin de l'année, largement ouvert à la communauté scientifique et à l'ensemble des parties prenantes, conjointement avec d'autres agences de sécurité
sanitaire et, en particulier, avec le BfR (Agence allemande de sécurité sanitaire).
___________________________
__________________
21 novembre 2008
Afssa – Saisine n° 2008-SA-0141
AVIS de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l’évaluation des expositions et des risques sanitaires liés au bisphénol A dans l’eau destinée à la consommation humaine
L’Afssa estime :
- que les apports journaliers en bisphénol A qui prennent en compte les apports alimentaires et ceux liés à sa migration depuis les matériaux en contact avec l’eau n’entraînent pas de risque pour les consommateurs dans les conditions habituelles d’emploi ;
- que ces résultats ne remettent pas en cause la procédure de vérification de la conformité sanitaire des MCDE ;
- qu’il est cependant souhaitable, lorsque le bisphénol A est présent dans une formulation, de rechercher ce paramètre spécifiquement dans les eaux de migration lors de la procédure de
vérification de la conformité sanitaire des MCDE avec une limite de quantification cible de 1 μg/L ;
- qu’il n’est pas nécessaire de proposer une valeur limite dans l’eau destinée à la consommation humaine pour le bisphénol A en raison de l’absence a priori de risque sur la base d’un scénario
d’exposition conservateur à 10 μg/L dans l’eau destinée à la consommation humaine et des connaissances toxicologiques actuelles.
Avec 26 Références bibliographiques
______________________________
Afssa– Saisine n° 2008-SA-0141bis
relatif au Bisphénol A dans les biberons en polycarbonate
Concernant le chauffage des biberons en polycarbonate aux micro-ondes au regard du risque de transfert de Bisphénol A, dans l’état actuel des connaissances et après analyse des publications et des rapports les plus récents l’Afssa estime que :
- Lorsque le contenu des biberons en polycarbonate est chauffé via un traitement au four à micro-ondes en conditions réalistes (durée de chauffage inférieure à 10 minutes), les quantités de
Bisphenol A transférable à l’aliment restent très inférieures à la valeur maximale de 50 μg de Bisphenol A par litre retenue par l’AESA pour son calcul d’exposition conservateur. En conséquence,
les conclusions des avis de l’AESA de 2006 et 2008 sont donc applicables à l’usage du chauffage aux micro-ondes de biberons en polycarbonate et ne justifient pas de précaution d’emploi
particulière.
- La dureté de l’eau ou des traces de liquide vaisselle sont des facteurs qui favorisent un transfert de Bisphenol A à partir de récipients en polycarbonate, transferts qui restent inférieurs à la valeur maximale de 50 μg de Bisphenol A par litre retenue par l’AESA.
___________________________
07 juillet 2009
Afssa – Saisine n° 2008-SA-0177
NOTE de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments relative à la publication de Stahlhut et al. (2009) sur l’élimination urinaire du bisphénol A chez l’homme
En CONCLUSION, les résultats de cette étude ne remettent pas en cause les connaissances déjà acquises sur le bisphénol A et les évaluations de risque précédemment rendues par l’AESA, ayant servi de base aux évaluations de risque de l’Afssa.
___________________________
29 janvier 2010
Afssa – Saisine n° 2008-SA-0270
Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l’analyse critique des résultats d’une étude de toxicité sur le développement du système nerveux ainsi que d’autres données publiées récemment sur les effets toxiques du bisphénol A
Cependant, des publications récentes, dont la méthodologie ne permet pas d’interprétation formelle, font état de signaux d’alerte après une exposition in utero et postnatale à des doses inférieures à celle sur laquelle se fonde la DJT.
Les conséquences pour la santé humaine de ces signaux d’alerte ne sont pas clairement établies. Par ailleurs, si ces signaux d’alerte relèvent de l’activité oestrogénique du bisphénol A, il est alors fondamental de comprendre les mécanismes d’action du bisphénol A chez l’homme, par ailleurs exposé à d’autres composés ayant une activité oestrogénique, d’origine chimique ou naturelle, présents dans certains aliments.
Dans ce contexte, l’Afssa poursuivra son travail d’expertise, en lien avec le réseau international des agences sanitaires, pour approcher la signification sanitaire de ces signaux d’alerte et pour proposer de nouvelles méthodologies pour l’évaluation des risques liés aux très faibles doses de bisphénol A et plus généralement des perturbateurs endocriniens.
Elle recommande d’acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. Elle recommande également d’investiguer d’autres sources d’exposition au bisphénol A que les
matériaux au contact des aliments.
Ces nouvelles données sont importantes pour éclairer le consommateur et pour permettre au gestionnaire de prendre les mesures appropriées au risque sanitaire.
_________________________________________
Pour en savoir plus, les avis et notes cités dans cet article :
> Avis du 29 janvier 2010 relatif à l'analyse critique des résultats d'une étude de toxicité sur le
développement du système nerveux ainsi que d'autres données publiées récemment sur les effets toxiques du bisphénol A
> Note du 7 juillet 2009 relative à la publication de Stahlhut et al. (2009) sur l'élimination urinaire du
bisphénol A chez l'homme
> Avis du 21 novembre 2008 relatif à l'évaluation des expositions et des risques sanitaires liés au bisphénol
A dans l'eau destinée à la consommation humaine
> Avis du 24 octobre 2008 relatif au bisphénol A dans les biberons en polycarbonate susceptibles d'être
chauffes au four à micro-ondes
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.