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- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
( abonnement & tarification progressive )
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Les gaz de schistes (shale gas) ont connu un essor extraordinaire ces dernières années aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent seulement de s'intéresser à ces gaz non conventionnels dont les ressources pourraient être importantes.
Les shale gas qu'est-ce que c'est ?
R.V. : Du gaz contenu dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, qui renferment au moins 5 à 10 % de matière organique. Ces gaz font partie des types de gaz non conventionnels parce qu'ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques. Ils sont aujourd'hui produits en grande quantité aux États-Unis où ils représentent 12 % de la production de gaz contre seulement 1 % en 2000. A part quelques pays qui n'ont pas de bassins sédimentaires, on peut trouver des shale gas à peu près partout. En Europe, le consortium Gash, auquel participe IFP Energies nouvelles, vise à établir d'ici 3 ans une cartographie des ressources européennes.
Les réserves mondiales représenteraient plus de 4 fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi, si on arrivait à les exploiter, changer la donne de la géopolitique gazière.
Pourquoi la production s'est-elle ainsi développée aux Etats-Unis ?
R.V. : Cela est dû en partie à l'amélioration des techniques d'extraction ces dernières années, en particulier le forage horizontal et la fracturation hydraulique des roches qui permet d'augmenter la perméabilité à proximité des puits, les fluides ne migrant pas naturellement dans les argiles.
Les gas shale étant dispersés dans la roche imperméable, il faut en effet forer de très nombreux puits et fracturer la roche. Le puits produit quelques années puis est abandonné, et un nouveau puits est foré quelques centaines de mètres plus loin. La fracturation de la roche suppose par ailleurs d'injecter de grandes quantités d'eau à haute pression et du sable.
L'accroissement de la production outre atlantique a été favorisée au début par des incitations fiscales. Le faible coût des forages, un droit de propriété des particuliers étendu au sous-sol ainsi qu'une réglementation environnementale moins contraignante, associées aux avancées technologiques, expliquent cet engouement.
Ces techniques d'extraction ne posent-elles pas des problèmes environnementaux ?
R.V. : L'impact environnemental n'est pas neutre puisque la fracturation hydraulique utilise une grande quantité d'eau. Cette eau doit être ensuite traitée car elle est souvent salée et peut contenir des métaux lourds. Par ailleurs, la multiplication des forages et des réseaux de "pipes" affectent les paysages, ce d'autant plus que la zone de drainage autour des puits étant faible, il peut y avoir un puits tous les 500 mètres.
Même si l'impact sur l'environnement n'est pas le même aux États-Unis - qui possèdent de grands espaces inoccupés - qu'en Europe, c'est un sujet qui fait de plus en plus débat et qui devrait conduire au développement de techniques plus rationnelles et respectueuses de l'environnement.
Alors quel avenir pour ces gaz en Europe ?
R.V. : L'exploration des shale gas n'a commencé que récemment en Europe mais elle suscite beaucoup d'intérêt de la part des compagnies pétrolières. Les bassins les plus intéressants sont situés en Europe du Nord et de l'Est et plus au sud, notamment en France dans le bassin du sud est. Total vient d'obtenir un permis d'exploration dans la région de Montélimar. Des permis ont aussi été pris en Suède par Shell, en Allemagne par ExxonMobil, en Pologne par presque tous les majors ainsi qu'en Lituanie.
En tenant compte des contraintes environnementales, les coûts de production des shale gas européens risquent d'être plus élevés qu'aux États-Unis. Reste donc à démontrer qu'ils peuvent être produits de façon économique et durable, en accord avec les populations. Leur développement va probablement prendre du temps.
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Le Canada s'inquiète, une vidéo nous informe
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.