Publications récentes d'igepac
- Les eaux que nous buvons
( 1 - Généralités )
( 2 - La chimie de l'eau buvable )
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Une info de Laurent
Les débris de plastique <1 mm ( ou microplastiques ) s'accumulent dans les lieux marins. L'ingestion de microplastiques offre une voie potentielle pour le transfert des polluants, des monomères et des additifs de plastique pour les organismes vivants avec des conséquences incertaines pour la santé.
Une étude a montré que les microplastiques contaminent le littoral sur 18 sites ciblés dans le monde entier représentant les six continents, à partir des pôles vers l'équateur, avec plus une concentration plus élevée dans des zones densément peuplées. Mais il n’y a pas de relation claire entre l'abondance des microplastiques et la répartition en fonction de la taille des particules naturelles.
Une source importante de microplastiques semble provenir des eaux usées des machines à laver contenant des fibres synthétiques de vêtements. L'évaluation médico-légale de microplastiques étudiées dans des sédiments a montré que les proportions de fibres de polyester et acrylique utilisés dans les vêtements ressemblaient à ceux trouvés dans des stations d’épuration.
Les eaux usées provenant des machines à laver domestiques ont démontré qu'un seul vêtement peut produire plus de 1900 fibres par lavage. Cela suggère qu'une grande proportion de fibres microplastiques trouvés dans l'environnement marin peuvent donc provenir du lavage du linge. ( Les eaux de station d’épuration sont rejetées dans les rivières et finissent par rejoindre la mer ou l’océan. )
Comme la population humaine augmente et que les gens utilisent de plus en plus des textiles synthétiques, la contamination par microplastiques est susceptible d'augmenter.
Source : publication scientifique en anglais (accès restreint)
http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es201811s
La semaine dernière, un article du Figaro a repris cette info et titrait :
« La majorité des particules qui polluent les océans provient du lavage des vêtements en synthétique. » Pour être plus exact, utilisons le conditionnel : « La majorité des particules qui polluent les océans proviendrait du lavage des vêtements en synthétique. »
Suite de l’article : « Plus de 240 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde. Une petite partie se retrouve dans les océans sous forme de minuscules débris dont la taille ne dépasse pas 1 mm. Ils flottent à la surface de l'eau ou sont piégés dans les sédiments.
Cette pollution est apparue à partir des années 1960 et, depuis, elle s'amplifie. L'an dernier, une équipe de scientifiques européens estimait qu'il y avait environ 500 tonnes de plastiques en Méditerranée parmi lesquelles beaucoup de microparticules. L'ONU et plusieurs laboratoires dans le monde se sont saisis du dossier.
Une équipe pilotée par Richard Thompson, de l'université de Plymouth (Angleterre), vient de faire une découverte inattendue : près de 80 % des particules piégées dans les sédiments sont des morceaux de fibres synthétiques issus de l'industrie textile. Dans les échantillons prélevés sur 18 sites côtiers dans les six continents, ils ont trouvé du polyester (56 %), de l'acrylique (23 %), du polypropylène (7 %), du polyéthylène (6 %) et des fibres polyamides (3 %). Autrement dit, c'est en lavant leur linge que les humains salissent les océans. Leurs travaux sont publiés en ligne dans la revue américaine Environmental Science & Technology.
…
« Il y a sûrement d'autres sources que les textiles synthétiques, reconnaît Mark Anthony Browne, le premier auteur de l'étude, comme la fragmentation des sacs ou les particules plastiques présentes dans les produits de nettoyage. Des recherches doivent encore être menées mais les industriels du textile et de l'électroménager ainsi que les spécialistes des stations d'épuration doivent s'atteler au problème ». Le consommateur pourrait, lui, préférer les matières naturelles comme le coton.
Les microparticules de plastiques peuvent, selon lui, présenter un risque pour la faune marine qui les absorbe. Elles sont soupçonnées, en effet, d'attirer et de charrier des substances toxiques comme les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou les PCB (polychlorobiphényles). La dérive des particules plastiques modifie aussi le milieu marin car elles transportent certains planctons qui restent normalement attachés à des supports fixes, ajoute François Galgani, de la station Ifremer de Bastia.
Par Yves Miserey
L’article en totalité ici :
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Le Monde « plastique » est né il y a moins de cent ans. Ce Monde subissant une constante augmentation de la pollution chimique, admettra-t-il indéfiniment la présence de l’Homme ?
Il est évident que des micropolluants donnent naissance à des nanopolluants ( au niveau moléculaire ). Les conséquences sur les organismes vivants dans les dizaines années à venir sont inconnues, mais les scénarios catastrophes sont facilement imaginables. Pour les générations futures, souhaitons que la réalité ne dépasse pas la fiction.
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La pollution plastique en France avec Laurent, ci-dessous
" La politique de l'Eau a ses
raisons
que la raison ne connaît pas "
ensuite, rendez-vous à l'accueil
1/ La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la
collectivité.
2/ L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts
fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.
3/ L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon cette pollution doit être prise en charge par la collectivité
nationale.