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90 % des substances pharmaceutiques qui arrivent dans les stations d'épuration ne sont pas traitées, le coût financier serait énorme pour éliminer ces polluants. En conséquence la pollution reste énorme et
catastrophique. Voir nos précédents et récents articles sur ce thème.
( Les boues polluées de ces stations sont utilisées comme
fertilisant
agricole : un dossier à ouvrir sur igepac, venez témoigner. )
C'est ce qui ressort d'un récent rapport du CEMAGREF* et de SUEZ ENVIRONNEMENT ( Lyonnaise ) : " En définitive, 15% des substances prioritaires, 30%
des molécules organiques ( pesticides … ) et 90% des substances pharmaceutiques se retrouvent dans les rejets
en sortie de stations d’épuration conventionnelles à des concentrations supérieures à 0,1 µg/l** en raison de leurs propriétés physicochimiques et de leur
concentration élevée en entrée de stations d’épuration."
* Le Cemagref est un organisme privé de recherche spécialisé en sciences et technologies pour l'environnement. Il fonde sa stratégie sur une double compétence dans les domaines de
l'eau et des agro procédés.
** c'est la concentration maximale
admise pour ce type de polluants dans l'eau du robinet.
Un rapide retour sur ce rapport :
deux communiqués de presse
( la suite de cet article sera publié lorsque nous aurons les compléments d'informations demandées aux auteurs de ce rapport )
AMPERES - étudier les micropolluants dans les eaux usées et évaluer les filières d'épuration pour mieux protéger l'environnement
http://www.cemagref.fr/actualites
Le 21 janvier 2009, à l'occasion de la conférence de presse co-organisée par le Cemagref et Suez Environnement, seront livrés les résultats
du programme de recherche AMPERES, mené depuis 2006 par les deux organismes et l'Université de Bordeaux 1, avec l'appui de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et le soutien de l'ANR (
l'Agence Nationale de Recherche finance des projets de recherche ).
Le directeur général du Cemagref, Roger Genet, ainsi que Diane d'ARRAS, directeur recherche et métiers de SUEZ ENVIRONNEMENT et Isabelle
KOCHER, directeur général de la Lyonnaise des eaux, accueilleront les participants autour de la présentation des enjeux et des principaux apports de cet ambitieux programme dédié à l'étude des
micropolluants – médicaments, métaux lourds, pesticides…- présents dans les eaux usées et à l'évaluation des différentes filières d'épuration en France.
Marina Coquery, directrice de recherche au Cemagref et coordinatrice du projet et son collègue Samuel Martin (CIRSEE-SUEZ ENVIRONNEMENT) seront présents pour répondre aux questions concernant les
techniques d'analyse de ces polluants, mises au point dans le cadre d'AMPERES, et les solutions concrètes de traitement proposées aux collectivités, qui permettent ainsi d'anticiper la
réglementation de 2015, relative au traitement obligatoire des substances prioritaires identifiées par la Directive cadre européenne sur l'eau.
Le 25 janvier 2010 - Les résultats du programme
Les stations d’épuration arrêtent 85% des substances prioritaires, des efforts
restent à faire sur les autres substances étudiées, rejetées dans les eaux usées.
Après plus de 4 ans de travaux de recherche sur 21 stations d’épurations
représentatives du parc français, le programme de recherche AMPERES livre ses résultats sur l’identification des micropolluants et l’efficacité des traitements sur les stations existantes et
étudie les techniques de traitement les plus prometteuses.
<< liste des substances étudiées
<< une trop vague synthèse officielle : à voir surtout les résultats en page 3 de ce
document
<< le rendement d'élimination des substances étudiées
Diane d'Arras, responsable de laboratoire chez
Suez Environnement ( ? ) est heureuse de ce résutat ce samedi 30 janvier 2010, sur France Inter, à l'émission de Denis Cheissoux.
Conclusion
Certes, il ne faut pas traumatiser les citoyens mais il y a peut être des limites à ne pas laisser franchir
si l'on veut croire à l'existence d'une éventuelle démocratie. Un enfant qualifierait cette information partisane, ... de gros mensonge. Nous vivons dans un monde médiatique
d'informations partisanes où réalité et fiction s'enchevêtrent parfaitement !
En ne considérant que 15 % des rejets polluants non traités ;
imaginez que l'agglomération de Lyon ou Marseille ( 1,5 million d'habitants ) rejette directement dans la mer ces polluants. C'est ce
que fait la région parisienne via la Seine !
C'est aussi l'équivalent de 15 000 villages de 100 habitants ! Ce qui argumente la position d'igepac : les petites unités polluent peu et
pourtant elles en payent le prix fort.
...
La suite à venir prochainement.
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igepac prépare quelques heureux reportages mais de votre côté si vous connaissez d'agréables actualités, venez les partager sur ce blog. Les informations que nous recevons sont vraiment trop
souvent désespérantes !
igepac Pesticides
Le dossier en cours
" Les pesticides de l'eau du robinet non détectés"
&
" La politique de l'Eau a ses raisons
que la raison ne connaît pas "