igepac - Le blog des consommateurs d'eau pour les futures générations
L'Express, le 2 décembre 2009, nous rappelle que la distribution de l'eau est avant tout une question d'argent. C'est de toute façon une évidence. Une communauté de
plusieurs millions de consommateurs et un certain prestige de la capitale ne laissent pas indifférent le monde de la finance." Le scénario est déjà écrit : il est 17 heures et une agitation inhabituelle règne, ce vendredi 4 décembre, devant le 16, rue Saint-Benoît, dans le très chic VIe arrondissement de Paris, à deux pas du boulevard Saint-Germain. Pourtant, en cette veille de week-end, la sortie des classes de l'école voisine est achevée depuis longtemps. "
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Il est surprenant qu'aucun média ne pose de vraies questions. Les conséquences des actes politiques ne sont jamais analysées ( sinon rarement, ou superficiellement ).
Une entreprise privée peut-elle acceptée de perdre de l'argent, de diminuer son chiffre d'affaires ? Non, bien sûre.
Que font les fermiers ( Véolie & Cie ) si on les oblige à diminuer un tarif en ville ?
Ils augmentent considérablement le tarif à la campagne prétextant maintes incohérences que personne d'ailleurs ne conteste.
Combien de centaines de millions d'euros sont-ils ainsi facturés abusivement et qui s'en préoccupe ? Nos élus décideurs habitent la ville et comme a souligné un sénateur ( de gauche : ? ) : " Pour trente euros par mois vous avez l'eau courante à la maison, alors de quoi vous plaignez-vous ? ". Prendre indûment quelques euros à quelques millions d'abonnés, aboutit finalement à la politique que nous constatons.
La SAUR par exemple, qui sévit surtout à la campagne et qui accumule des fortunes peut se permettre une entrée sur Paris à perte, ou sans bénéfice. Pour les premières années seulement, ensuite ... ça augmentera naturellement.
Une deuxième conséquence qui n'est pas négligeable : un seul syndicat des Eaux pour 144 communes et 4 millions d'habitants, n'est-ce pas une trop grosse structure, incontrôlable par les élus ? Nous retrouvons ce problème à la campagne où se généralisent les interconnexions qui aboutissent à la privatisation du service public et ceci dans la totale indifférence des citoyens ( médias en premiers ).
La seule et unique possibilité de sortir définitivement de ces problèmes financiers est de créer un grand et unique service public : une réelle utopie en ce début du XXI ième siècle.
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VOIR ou revoir dans cet esprit, cette émission de 1997 qui vous fera comprendre comment fonctionne la gestion de l'eau dans la France à Fric, qui a encore de beaux jours pour prospérer dans la totale indifférence des citoyens.
Le témoignage de la gestion de notre eau
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<< lire également cet article d'igepac, pour connaître la qualité de l'eau de
Paris
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L'Express nous informe sur la suite de la saga à Fric à Paris
- 10 décembre 2009 : ouverture des plis et début de l'analyse des offres par une commission ad hoc.
- Mi-janvier 2010: annonce des entreprises retenues pour engager une négociation.
- Février-mars 2010: négociation puis choix du délégataire par le bureau du Sedif.
- Avril 2010: mise au point définitive du contrat avec l'entreprise retenue.
- Mai 2010: délibération et vote du comité syndical sur l'offre retenue par le bureau du Sedif.
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Bonus : l'eau de Paris
son prix, par igepac
et sa gestion, par Marc Laimé