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Une conception citoyenne de la gestion de l'eau potable.
Le blog igepac est né le 09 août 2009 grâce et à cause d’un constat du mode de facturation de
nos factures d’eau, entraînant de graves injustices sociales : les parts fixes ou abonnement variant, sans raison apparente, de 0 à 250 € avec des écarts intolérables du prix du mètre cube
d’eau entre voisins ( par exemple de 4 à 25 € ) ; non sans intérêt, nos élus appliquent tous cette méthode à de rares exceptions près.
Le prix du traitement des eaux usées est basé sur le même principe de calcul et a donc les mêmes conséquences !
Ce premier point a été élucidé, mais pas suffisamment médiatisé : la première conséquence est de faire bénéficier les activités professionnelles d’un tarif préférentiel « offert gracieusement » par les plus petits consommateurs et la seconde est d’avoir un prix moyen médiatique acceptable sur l’ensemble du territoire, les parts fixes nivelant le prix administratif du mètre cube.
Nous comprenons mieux le silence complet lorsque nous demandons à nos élus de justifier ce mode de facturation.
L’ouverture d’un deuxième dossier a été demandée par les premiers internautes qui ont alerté igepac sur la pollution de l’eau du robinet et plus particulièrement de la présence de pesticides.
Ce dossier se renforce au fil des jours. Le premier constat est pour le moins inquiétant. Ces
produits chimiques sont considérés comme 500 000 fois plus dangereux en concentration dans notre eau que les nitrates : limite de 0,1 microgramme par
litre pour les pesticides est 50 milligrammes par litre.
La présence de nombreux produits est contrôlée par analyses : fréquemment en ville et peu ou pas à la campagne où le risque est pour le moins aussi important !
Ce nombre est-il important ?
- Oui, prés de 200 détections de produits en Ile de France, la moitié dans une ville moyenne.
- Non, car il existe des centaines de pesticides et sous-produits
Actuellement, les analyses effectuées sont-elles ciblées ?
- NON, car les produits les produits susceptibles d’être présents localement ne sont pas identifiés.
Les utilisations sont du domaine privé. L’Agriculture empoisonne la population en toute
légalité. Certes, parfois à doses homéopathiques, mais c’est un empoisonnement collectif autorisé.
Il n’y a aucune obligation à déclarer les produits chimiques qui sont épandus sur le sol. Cette énorme pollution agricole est incontrôlée contrairement à la pollution des particuliers qui est
connue car les produits utilisés sont à la connaissance de tous et dans des circuits de distribution publics.
De nouvelles lois et réglementations prévoient que les
fabricants de pesticides doivent déclarer les produits qu’ils diffusent, c’est une bonne initiative nationale.
Mais le Maire, le distributeur d’eau potable, est responsable du choix des analyses qui doivent être effectuées sur sa commune. Il a l’obligation
minimale, de demander que soient détectés les produits utilisés sur sa commune. Ces nouvelles mesures lui seront inutiles.
Si l’exploitation du sol est autorisée, le sous-sol est la propriété de la collectivité et sa pollution doit être au minimum contrôlée, puisqu’elle est
autorisée.
CHER PERE NOEL
igepac vous demande de rédiger une loi utile et fort simple et de la remettre à nos chers élus qui sont dans les nuages :
pour chaque exploitation agricole, il faut rendre obligatoire la déclaration en
Mairie de tous produits chimiques épandus sur le sol de la commune.
( une loi similaire concernant les produits industriels pourrait être envisagée )
Publié le 24/12/2009 à 11h08 dans Politiques de l'eau