igepac - Le blog des consommateurs d'eau pour les futures générations
Ce jeudi 28 janvier 2010, au dernier round, Véolia met à genoux la mairie de Toulouse en lui proposant une baisse de 25 % de ses tarifs à condition de poursuivre son contrat jusqu'en 2020.
Toulouse voulait revenir en régie ( voir notre article précédent ), mais il n'était pas question pour Véolia de perdre une ville de cette importance ; mieux vallait rester à Toulouse avec une marge plus faible ; Véolia n'est pas une entreprise philanthropique et ne perd jamais au change.
Une preuve de plus de la cupidité de nos fermiers.
<< voir par exemple l'article des Echos de ce matin
igepac vient de publier un article sur la privatisation de l'eau à Montauban, par madame la député-maire. C'est un très bon exemple aussi de l'influence des lobbies.
http://www.igepac.com/article-montauban-privatise-eau-ordures-43883098.html
Avez-vous vu sur LCP nos élus qui ne se cachent pas du rôle qu'ils offrent au lobbies ?
La lobbycratie est le mode de fonctionnement des démocraties occidentales, basé sur le puissant modèle américain. C'est un constat.
Pour la première fois dans la Vème République, l’Assemblée nationale et le Sénat envisagent d’encadrer l’activité des
lobbies à l’occasion de la réforme de leur règlement.
Bernard Accoyer avait fait de ce projet une des priorités de sa présidence. Lors de ses vœux à la presse le 10 janvier 2008, il annonçait :« la réforme du règlement sera l’occasion
d’encadrer le lobbying, d’organiser dans plus de transparence les pratiques légitimes et d’en interdire d’autres. C’est une réforme que je considère indispensable depuis bien des années. 2008
sera l’année de sa concrétisation ». 17 mois après, rien n’a été fait en matière d’encadrement.
La réforme en cours du règlement des deux chambres parlementaires a pourtant permis de relancer ce débat et d’accélérer la mise en place d’une véritable réglementation de l’activité des groupes
d’intérêts auprès des députés et des sénateurs. Patrick Beaudouin, député UMP du Val-de-Marne et sa collègue Arlette Grosskost, co-présidents du groupe d’études « Pouvoirs publics et
groupes d’intérêt », le réclament depuis l’intrusion de représentants de la firme Virgin près de l’hémicycle, à la fin de l’année 2005, lors de l’examen de la loi sur les droits d’auteurs. Ils
avaient d’ailleurs formulé à deux reprises des propositions de résolution restées lettre morte, Bernard Accoyer ayant rappelé que « l’encadrement de l’activité des groupes de pression relève
d’une décision du bureau et non du règlement de l’Assemblée ».
Par ailleurs, l’association « Anticor » a lancé jeudi 28 mai une campagne baptisée « Pas de passe-droit, pas de chocolat » afin de sensibiliser les députés aux « pratiques corruptrices » de
certains lobbies. Plusieurs parlementaires sont adhérents ou sympathisants de l’association dont la députée PS de la Haute-Garonne Catherine Lemorton, pharmacienne de profession, fortement
confrontée à l’activité des lobbys pharmaceutiques lors de sa dernière mission parlementaire sur les médicaments.
Nos députés sont-ils sous influence ?
Comment réglementer le lobbying à l’Assemblée ?
Faut-il les légaliser comme l’ont déjà entrepris d’autres pays européens ?
http://www.lobbycratie.fr/2010/01/30/eau-le-lobby-des-industriels-face-a-la-menace-de-la-remunicipalisation/